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LE DIGITAL, UN LEVIER POUR LE DÉVELOPPEMENT DU TISSU ENTREPRENEURIAL DE L’AFRIQUE

Olivier GN en RDV client

Un entretien avec Olivier GN, consultant Senior Digispin.

Oliver, vous avez commencé votre carrière en France. Comment vous êtes-
vous intéressé au développement commercial en Afrique ?

Mon histoire avec l’Afrique a démarré au WebSummit de Lisbonne au Portugal où j’ai rencontré et longuement partagé avec des Investisseurs dans le secteur des startups innovantes originaires de nombreux pays Africains.

Et le hasard n’existant pas, de retour en France, j’ai eu la chance de rencontrer en région, lors d’un Forum sur l’innovation, la ministre de l’Innovation de Côte d’ivoire, rien que cela ! Nous avons échangé sur les opportunités en matière de développement en Côte d’Ivoire et j’ai pris cette décision d’aller voir de mes yeux ce qu’il se passait là-bas.

Néanmoins, une question sans réponse est venue occuper mon esprit : Pourquoi me diriger constamment vers les marchés et acteurs français ou voisins, voire Américains (plutôt Californiens…), souvent Israéliens (plutôt proche du Technion) ou encore Asiatiques (Japonais entre autres) ? J’ai réalisé que je n’avais jamais jusqu’à là pris le temps de la projection ; de m’imaginer travailler avec des investisseurs africains ou encore travailler à « reacher » ce colossal Marché Africain.

Après réflexion, à vrai dire : beaucoup d’ignorance ! Pas mal de méconnaissance pays, culture, économie, secteurs et marchés Africains et un véritable soupçon de préjugés ou croyances ancrés m’empêchaient de voir ce qui était là, tout simplement sous mon nez : un marché gigantesque aux besoins colossaux, avec un excellent timing, pour l’exploitation et la commercialisation des produits et services digitaux.

Ces atouts du marché Africain, quels sont-ils ?

Ce vaste marché reste majoritairement francophone, avec des besoins majeurs qui restent à assouvir.

Les entreprises africaines n’ont pour la plupart pas « bêtement » investit dans des moyens de production lourds qui contraignent à une rentabilité castratrice au détriment d’une innovation agile.

Enfin, on y trouve des cibles prospectives digitalement fortement équipées et en demande de services, de facilitation d’un quotidien parfois « désespéramment » compliqué.

Plus précisément, quels sont les principales opportunités pour le digital en Afrique ?

  1.  Les Organisations de tous types ont un besoin cruel d’efficacité et de performance
  2.  Les filières ont un besoin de faciliter et instantanéiser leurs capacités à collaborer en interne et en externe
  3. Les Entreprises ont besoin d’agilité et de penser et d’opérationnaliser leurs process
  4. Les États cherchent à peaufiner l’identification, apprécier l’individu et favoriser le traitement égalitaire de l’accès à chaque droits, produits ou services.
  5. La FinTech cherche des légèretés de fonctionnement et d’agilité.
  6. La PropTech cherche ses réglages et ses solutions de généralisation de sécurisation de de maîtrises des flux et transactions.
  7. Les grands comptes et L’Industrie cherchent les capacités et comment favoriser la R&D
  8. Les citoyens attendent les services et les produits nécessaires à leur confort de vie.

Les africains sont-ils prêts à cette transformation digitale ?

La conduite du changement est en marche. Les entreprises répondant aux besoins vitaux et de premiers conforts à couvrir ont besoin de l’expertise de ceux qui ont cette capacité d’entendre, de comprendre, de contextualiser, de penser, de proposer et d’optimiser.

Le digital est une chance pour ce marché neuf et captif qui peut via l’intelligence numérique voire de façon instantanée réussir ce que les vieux continents ont mis plusieurs décennies à mettre en œuvre ; et essaye désormais de transformer en le digitalisant.

Comment accompagnez-vous ces entreprises dans leur démarche ?

Après deux années nécessaires d’immersion culturelles et professionnelles, de consolidation d’un réseau qui n’existait pas, je sais à présent voir et percevoir les insights et la richesse de l’accompagnement qu’un consultant peut apporter via des solutions digitales aux États demandeurs, aux entreprises en forte croissance, mais surtout au profit des populations parfois en souffrance.

Les sujets et problématiques sont nombreux, complexes multiples et les réponses à donner sont inédites à chaque fois car spécifique à un contexte, une population, une culture, une perception.

Les entrepreneurs sont de tous types et ont besoin de simplification, de pragmatismes et de process. Mais plus encore de toucher des cibles prospectives totalement décentralisées et éloignées.

A lire aussi : /https://www.digispin.io/blog/pme-et-eti-accelerez-votre-croissance-gr-ce-aux-outils-de-marketing-digital/

Quel bilan personnel tirez-vous de votre implication sur le marché africain ?

Quel bonheur pour un consultant de devoir se réinventer auprès de chaque client considérant l’unicité du contexte !
Quel bonheur pour un consultant de percevoir l’efficacité et les résultats quasi immédiats de chacune de ses missions !
Quel bonheur pour un consultant de voir son action, son impact, sa co-action apporter de l’essentiel et du vital !

J’avais perdu de vue ce bonheur professionnel, l’Afrique est un des meilleurs « spots » pour digitaliser, pour fluidifier les flux, les process et les services, pour améliorer l’existant de façon agile et dématérialiser, rendre tout accessible en tout lieu et par tous.

Ce marché permet à un consultant d’être dans cet obligation de moyen, mais plus encore dans une obligation de résultat, car le besoin de résoudre est bien souvent d’une réalité sérieuse.

Et maintenant ?

Aujourd’hui, j’accompagne des structures Ivoiriennes à mettre de l’efficience dans leur process et méthodes ou encore à penser ou repenser leur GotoMarket avec pragmatisme et calendarisation.

Je suis des TPE, PME ou grands comptes Ivoiriens qui recherchent de façon différentes une seule et même efficacité au quotidien. Je conseille trois ministères Ivoiriens sur la transformation digitale et l’intégration d’agilité dans leur gestion de grands projets.

J’accompagne aussi des marques ou sociétés étrangère à l’Afrique à adapter leurs offres aux besoins, exigences et acceptabilités culturelles locales. Le GoToMarket Afrique pour réaliser un « reach-Market » à succès.

Pour finir, un conseil pour les experts français de la transformation digitale ? Votre croissance de demain est certainement là-bas ! Y songer est commencer à agir !

Olivier GN, consultant Digispin

Pour contacter Olivier directement, c’est ici

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