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Un jour sans fin : impressions après une semaine de confinement. Jean-Charles  Dubreucq , consultant Digispin expert en relations commerciales, partage son journal de bord en ce temps de crise sanitaire.

Un jour sans fin, comédie de Harold Ramis en 1993

Un éternel recommencement…

Depuis le début du confinement dû à la propagation du coronavirus, le fameux COVID-19, j’ai l’impression d’être un peu comme Bill Murray dans Un jour sans fin. Pas sûr que les plus jeunes connaissent le pitch alors le voici avant que je vous explique mon quotidien d’entrepreneur et de garde d’enfant à la maison, ou plutôt de nounou à plein temps :   

Phil Connors, journaliste à la télévision et responsable de la météo part faire son reportage annuel dans la bourgade de Punxsutawney où l’on fête le Groundhog Day : Jour de la marmotte. Dans l’impossibilité de rentrer chez lui ensuite à Pittsburgh pour cause d’intempéries il se voit forcé de passer une nuit de plus dans cette ville perdue. Réveillé très tôt le lendemain il constate que tout se produit exactement comme la veille et réalise qu’il est condamné à revivre indéfiniment la même journée, celle du 2 février…

Alors me voilà condamné pour je ne sais encore combien de temps à vivre et revivre ce lundi 16 Mars, début du confinement. Levé chaque jour à 7h00 d’aucune façon naturelle mais plutôt par mon petit garçon qui a envie de profiter à fond de sa journée comme celle d’hier ou celle d’avant-hier et celle de demain et d’après-demain. D’ailleurs, il n’y a plus de différence entre les jours de la semaine, le week-end. Il y a cette notion de jour et de nuit uniquement qui s’installe. 

Je vous passe le petit-déjeuner, la toilette, la journée commence à 8h30 et se termine une fois qu’il est couché à 21h. Et c’est peu dire que la journée passe à une vitesse folle tellement il faut changer d’activité, de jeu, d’animation régulièrement et puis préparer les repas, les donner, mettre la table, débarrasser et recommencer encore et encore. Les sempiternelles actions qui rythment le quotidien des millions de parents qui gèrent leurs bambins en cette période de confinement.

Une pluralité de sentiments

Les sentiments vécus sont multiples : la joie de passer des moments en famille, le stress de ne pas travailler ou télétravailler enfin de ne pas faire avancer son business comme à l’accoutumée, l’émerveillement de contempler un nid de pies se construire et les chats du quartier rôder et se batailler le mètre carré devant l’air amusé de son petit, l’inquiétude de ne pas savoir quand ce confinement va s’arrêter, l’insouciance de regarder son enfant se poser des questions sur comment le maçon d’en face est en train de faire son mortier avant de le mettre en brouette et l’appliquer… et puis à 20 heures tapantes, l’euphorie d’applaudir le corps médical, l’ensemble des personnes qui oeuvrent pour s’occuper des malades atteints de ce virus.

Les différentes interactions

Et puis il y a les web conférences et webinars proposés sur différents thèmes de saison, les différentes communications COVID-19, les mises en garde des institutions, les gifs et vidéos marrantes que l’on s’échange sur Whatsapp, les lives Instagram ou autres réseaux sociaux… Pour ma part, j’essaie de me tenir au courant via Linkedin et mes différents groupes “Club d’Affaires Protéine”, “Village Francophone”… 

Ma compagne fait du télétravail et elle arrive très bien à jongler entre les réunions internes, les rendez-vous clients en virtuel et les différents appels téléphoniques. Vient le temps du déjeuner familial qui auparavant n’arrivait que le week-end. Depuis le confinement, c’est un rituel auquel on s’adonne avec plaisir. Quelques personnes dans mon entourage font des anniversaires virtuels, souhaitant à leurs proches leurs quelques printemps avec un gâteau qui lui n’est pas virtuel comme les coupes de champagne d’ailleurs… d’autres prennent l’apéro à 19h et partagent quelques biscuits apéro. 

Pour ma part, j’organise quelques appels vidéo avec la famille et mon petit, histoire de partager quelques moments différemment et varier les plaisirs des activités de dessin, peinture, construction, pâte à sel… 

Le business est au ralenti

L’activité business qui arrive à se maintenir tant bien que mal est l’activité de mentoring commercial et les ateliers de développement commercial qui se transforment en webconférences et ateliers d’intelligence collective sur différents thèmes comme dans les offres proposées coSmi start et coSmi boost

Lundi ça redémarre…

Pour finir cette première semaine de confinement, ma réflexion amène également une dose d’espérance d’un renouveau, d’une nouvelle façon de faire, de penser, de travailler, de vivre en somme. Le temps nous le dira. En attendant, comme dans le film Un jour sans fin, comme chaque matin, je revis la même chose…Je ne suis pas une célébrité, sortez-moi de là !

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« LE CES EST L’ENDROIT-CLÉ POUR SAISIR LES OPPORTUNITÉS, CERNER LES ÉVOLUTIONS TECHNOLOGIQUES ET LES NOUVEAUX BUSINESS MODELS »

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